Prime Video ajoute des pubs : payer presque le double pour garder ce qui était déjà inclus ?
À partir du 17 juin 2026, Prime Video intégrera des publicités en Belgique. Pour les retirer après le renouvellement annuel, Amazon propose une option à 1,99 € par mois. Personnellement, je trouve cette décision scandaleuse, surtout quand Amazon affiche 77,7 milliards de dollars de bénéfice net en 2025.


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Personnellement, je trouve cette décision profondément choquante.
J’ai reçu un e-mail de Prime Video annonçant qu’à partir du 17 juin 2026, les films et séries Prime Video incluront un nombre limité de publicités. Amazon précise que cela permettra de “continuer à investir dans du contenu de qualité” sur le long terme. Mais pour continuer à profiter d’une expérience sans publicité après le renouvellement de l’abonnement annuel, il faudra payer une option supplémentaire à 1,99 € par mois.
Sur le papier, 1,99 € par mois peut sembler peu. Mais sur une année, cela représente 23,88 € supplémentaires.
Dans mon cas, mon abonnement Amazon Prime en Belgique est actuellement affiché à 25 € par an. Avec cette option sans publicité, conserver l’expérience Prime Video sans pub reviendrait donc à payer :
25 € + 23,88 € = 48,88 € par an
Autrement dit, pour garder une expérience sans publicité comme avant, le coût annuel se rapprocherait quasiment du double. On ne parle pas ici d’un nouveau service totalement séparé, mais d’un supplément demandé pour retirer des publicités d’un service déjà inclus dans Prime.
Et c’est là que le problème devient, à mes yeux, vraiment difficile à accepter.
Amazon n’est pas une entreprise en déficit. Le groupe a annoncé 30,4 milliards de dollars de bénéfice net en 2023, 59,2 milliards de dollars en 2024 et 77,7 milliards de dollars en 2025. Amazon indique aussi que ses ventes nettes ont atteint 716,9 milliards de dollars en 2025, avec un résultat opérationnel de 80 milliards de dollars.
Donc non, on ne parle pas d’une petite entreprise en difficulté qui cherche à survivre. On parle d’un géant mondial extrêmement rentable, qui demande encore un effort financier aux abonnés pour conserver une expérience qui semblait déjà comprise dans leur abonnement.
Il faut aussi être honnête sur les calculs : Amazon ne publie pas officiellement le nombre exact d’abonnés Prime en Belgique, ni la marge exacte de cette option sans publicité. Mais si l’on se base sur une estimation externe d’environ 600 000 abonnés Prime en Belgique, l’option à 1,99 € par mois pourrait représenter un revenu supplémentaire non négligeable.
À 23,88 € par an et par abonné, cela donnerait environ :
1,43 million d’euros par an si 10 % des abonnés belges prennent l’option ;
3,58 millions d’euros par an si 25 % la prennent ;
7,16 millions d’euros par an si 50 % la prennent ;
14,3 millions d’euros par an si tous les abonnés belges la prennent.
Ce ne sont pas des bénéfices nets officiels. Ce sont des estimations de revenus supplémentaires potentiels, basées sur le prix annoncé et sur une estimation du nombre d’abonnés. Mais même avec cette prudence, le message envoyé aux clients reste très clair : soit vous acceptez les publicités, soit vous payez encore.
Et personnellement, je trouve ça abusif.
Dans une période où beaucoup de personnes font attention à chaque euro, où les abonnements s’accumulent, où le coût de la vie pèse déjà lourd, demander encore presque 24 € par an pour garder une expérience sans publicité me paraît indécent.
La télévision, les films, les séries et les jeux vidéo sont parfois parmi les derniers loisirs accessibles pour beaucoup de gens. Tout le monde ne peut pas sortir, voyager ou multiplier les activités payantes. Quand un service déjà payé commence à intégrer de la publicité, puis propose de la retirer contre supplément, on a vraiment l’impression de payer deux fois.
Ce n’est pas une question de refuser qu’une entreprise gagne de l’argent. C’est une question de limite.
Quand une entreprise affiche 77,7 milliards de dollars de bénéfice net en 2025, il devient très difficile d’accepter l’idée que les abonnés doivent encore mettre la main au portefeuille pour préserver une expérience sans publicité.
À mes yeux, ce choix est un mauvais signal envoyé aux clients fidèles. Prime était déjà payé. Prime Video était déjà inclus. Demain, il faudra payer plus pour éviter les publicités.
Et personnellement, je trouve ça honteux.
English version
Personally, I find this decision deeply shocking.
I received an email from Prime Video announcing that, starting June 17, 2026, Prime Video movies and series will include a limited number of ads. Amazon says this will allow them to “continue investing in quality content” over the long term. But to continue enjoying an ad-free experience after the renewal of the annual subscription, users will have to pay an additional €1.99 per month.
On paper, €1.99 per month may not seem like much. But over a full year, that represents an extra €23.88.
In my case, my Amazon Prime subscription in Belgium is currently listed at €25 per year. With this ad-free option, keeping the same Prime Video experience without ads would therefore cost:
€25 + €23.88 = €48.88 per year
In other words, to keep an ad-free experience like before, the annual cost would almost double. We are not talking about a completely separate new service here, but about an additional fee to remove ads from a service that was already included with Prime.
And that is where, in my opinion, the problem becomes very hard to accept.
Amazon is not a company in deficit. The group reported $30.4 billion in net income in 2023, $59.2 billion in 2024, and $77.7 billion in 2025. Amazon also reported $716.9 billion in net sales in 2025, with an operating income of $80 billion.
So no, we are not talking about a small company in trouble trying to survive. We are talking about an extremely profitable global giant asking subscribers for yet another financial effort just to keep an experience that already seemed included in their subscription.
It is also important to be honest about the calculations: Amazon does not officially publish the exact number of Prime subscribers in Belgium, nor the exact margin of this ad-free option. But based on an external estimate of around 600,000 Prime subscribers in Belgium, the €1.99 per month option could represent a significant amount of additional revenue.
At €23.88 per year and per subscriber, this could represent approximately:
€1.43 million per year if 10% of Belgian subscribers take the option;
€3.58 million per year if 25% take it;
€7.16 million per year if 50% take it;
€14.3 million per year if all Belgian subscribers take it.
These are not official net profit figures. They are estimates of potential additional revenue, based on the announced price and an estimated number of subscribers. But even with that caution, the message sent to customers is very clear: either you accept the ads, or you pay more.
And personally, I find that abusive.
At a time when many people are watching every euro, when subscriptions are piling up, and when the cost of living is already weighing heavily on households, asking for an extra €23.88 per year just to keep an ad-free experience feels indecent to me.
Television, movies, series, and video games are sometimes among the last affordable forms of entertainment for many people. Not everyone can go out, travel, or multiply paid activities. When an already paid service starts adding ads, then offers to remove them for an extra fee, it really feels like customers are being asked to pay twice.
This is not about refusing that a company makes money. It is about limits.
When a company reports $77.7 billion in net income in 2025, it becomes very hard to accept the idea that subscribers should once again have to reach into their pockets just to preserve an ad-free experience.
In my opinion, this choice sends a very bad message to loyal customers. Prime was already paid. Prime Video was already included. Tomorrow, users will have to pay more to avoid ads.
And personally, I find that shameful.
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